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Acheter ou louer son matériel de chantier : le taux d’utilisation qui fait la différence

Nacelle, mini-pelle, échafaudage : le taux d’utilisation d’un engin détermine s’il vaut mieux l’acheter ou le louer, et ce qui retombe en frais généraux.

Jonathan Lafrogne4 min de lecture

Une nacelle ou une mini-pelle est louée plusieurs fois dans le trimestre. La question de l’achat se pose alors naturellement. La réponse dépend moins du prix d’achat que du taux d’utilisation.

Ce taux compte les jours où l’engin travaille réellement pour un chantier, rapportés aux jours de la période.

Taux d’utilisationSolution en général
FaibleLa location, plus prudente
ÉlevéLa possession, à condition de compter tous les frais

Le coût journalier d’un engin possédé

Pour comparer, nous conseillons de ramener l’engin possédé à un coût par jour ouvré. Ce coût additionne tout ce qu’il faut payer pour que l’engin soit disponible.

  • le loyer du crédit-bail, ou l’amortissement et les intérêts de l’emprunt en cas d’achat
  • l’assurance de l’engin
  • l’entretien courant et les réparations
  • les vérifications périodiques réglementaires, lorsque l’engin y est soumis
  • le carburant, si vous choisissez de l’intégrer au coût de l’engin

Du total des frais au coût journalier

  1. 1

    Additionner

    Les frais annuels de l’engin.

  2. 2

    Diviser

    Ce total par le nombre de jours ouvrés de l’année.

  3. 3

    Comparer

    Le résultat au tarif journalier de location d’un engin équivalent.

Ce que fait votre expert-comptable. Il rassemble ces frais, dispersés entre plusieurs comptes. Il calcule avec vous le coût journalier de chaque engin.

Le taux d’utilisation : ce que l’engin absorbe, ce qui retombe en frais généraux

Un engin possédé coûte tous les jours ouvrés, qu’il serve ou non. Seuls les jours affectés à un chantier alimentent les déboursés secs de ce chantier. Le reste retombe en frais généraux et alourdit le taux de frais de structure.

Du coût de détention aux frais généraux

Coût de détention de la période

Coût journalier x jours ouvrés de la période.

Part absorbée par les chantiers

Coût journalier x jours affectés à des chantiers. Elle entre dans les déboursés secs de chaque chantier concerné.

Part non absorbée

Détention moins part absorbée. Elle retombe en frais généraux et pèse sur tous les chantiers.

Trois repères pour décider

Taux d’utilisation

Jours affectés à des chantiers / jours ouvrés de la période

Ce qu’il révèle : La part de la période où l’engin travaille pour un chantier.

Point d’équilibre avec la location

Coût de détention de la période / jours d’utilisation réels

Ce qu’il révèle : La possession est avantageuse si ce résultat est inférieur au tarif journalier de location.

Prix de vente minimal d’un engin facturé à un autre professionnel

Coût de revient journalier + part de frais de structure à couvrir

Ce qu’il révèle : Le prix du marché s’applique s’il lui est supérieur.

Pour la part de frais de structure, voir notre article sur le coefficient de vente et les frais de structure.

Ce que fait votre expert-comptable. Il suit mois par mois les jours affectés à chaque engin. Il isole dans vos comptes la part non absorbée et vous montre son poids dans vos frais généraux.

Ce que le calcul ne dit pas

Plusieurs éléments ne figurent pas dans le coût journalier. Ils peuvent faire basculer la comparaison dans un sens ou dans l’autre.

Les limites d’une comparaison acheter ou louer

01

L’engin est mal dimensionné

Une hauteur ou un poids sous-estimés à l’étude du chantier peuvent allonger la location et ralentir la pose. Le chantier supporte alors deux dérives à la fois.

Ce que fait votre expert-comptable

Il compare la durée de location prévue à la durée réelle. Il signale l’écart dans l’analyse du chantier.

02

Une panne ou deux chantiers simultanés

Posséder un engin n’exclut pas la location ponctuelle. Son coût s’ajoute alors au coût de détention.

Ce que fait votre expert-comptable

Il intègre ces locations d’appoint au coût complet de l’engin.

03

Le mode de financement

Crédit-bail, emprunt ou paiement comptant n’affectent pas de la même façon le résultat, la trésorerie et la fiscalité. Ce dernier point est à faire vérifier avant la signature.

Ce que fait votre expert-comptable

Il chiffre chaque option sur la même durée. Il en présente les effets sur le résultat et la trésorerie.

S’ajoutent des éléments qui ne se chiffrent pas toujours :

  • la souplesse du planning
  • la qualité et la disponibilité de l’engin
  • des usages annexes, comme l’évacuation des gravats

Ce que fait votre expert-comptable. Il prépare avec vous le calcul avant l’investissement. Après quelques mois, il reprend le taux d’utilisation réel pour vérifier l’hypothèse retenue.

Ce que nous mettons en place

  • Le calcul du coût journalier de chaque engin, tous frais compris.
  • Le suivi mensuel du taux d’utilisation et de la part non absorbée.
  • La comparaison chiffrée entre location, crédit-bail et achat avant tout investissement.
  • La mise à jour de votre taux de frais de structure après chaque nouvel engin.

Vous envisagez d’acheter un engin plutôt que de continuer à le louer ? Nous comparons avec vous les options avant la décision.

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Questions fréquentes

À partir de quel taux d’utilisation vaut-il mieux acheter ?

Il n’existe pas de seuil unique : tout dépend du coût journalier de l’engin et du tarif de location d’un engin équivalent. Nous conseillons de comparer le coût de détention de la période, divisé par les jours d’utilisation réels, à ce tarif. Il faut ensuite tenir compte de ce que le calcul ne mesure pas.

Que devient le coût d’un engin qui reste au dépôt ?

Le coût des jours non affectés à un chantier ne peut être rattaché à aucun chantier. Il retombe en frais généraux. Nous recommandons de le suivre séparément pour mesurer son effet sur votre taux de frais de structure.

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